Jeûne intermittent ou programme On/Off, quels bénéfices pour la santé ?

17 Sep

jeûne intermittentNous sommes une espèce animale programmée pour s’adapter à son environnement. Aujourd’hui, 80% de la population mondiale a accès à de la nourriture en abondance 24h sur 24h et 365 jours par an. Quels sont les impacts de cette abondance sur notre santé ? Et le jeûne intermittent ? Est-ce une question esthétique, pratique, ou bien vraiment importante pour notre santé, longévité, notre bien-être en général ?…

Le surpoids touche plus de personnes dans le monde que la malnutrition. C’est à la fois une super bonne nouvelle et une catastrophe ! La raréfaction des famines est en soi une victoire. La question de la faim, de la nourriture est primordiale chez l’homme depuis toujours. Il est même programmé génétiquement pour être attiré par les aliments les plus « nourrissants » (je dirais même gavants !) et ce pour assurer la survie de l’espèce. De nos jours, les humains peuvent se nourrir en sur-abondance tout au long de l’année.
Résultats : 50% de la population française est en surpoids et 15% souffre d’obésité.

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On voit fleurir un peu partout des revendications, tout à fait justifiées, contre la « grossophobie », des dénonciations contre les mauvais traitements infligés aux personnes en surpoids. Ce qui m’inquiète dans cette tendance, ce n’est pas tant la reconnaissance légitime que ces personnes demandent, c’est le glissement qui nous amène petit à petit à considérer le surpoids comme « normal » (je n’aime pas le mot normal et je n’en trouve pas d’autre), comme un « art » de vivre, comme un étendard.

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Oui, les personnes en surpoids sont belles, intelligentes, créatives, volontaires, actives, légitimes à être considérées, aimées, respectées…
Non, le surpoids n’est pas « normal ». Il est la manifestation d’une pathologie, d’un dysfonctionnement corporel, cellulaire, hormonal… Il fait le lit des maladies dites de civilisation, du vieillissement cellulaire prématuré, de l’espérance de vie réduite. 

Que se passe-t-il quand on mange trop et qu’on grossit trop ?!

Quand nous sommes  suralimentés, nos cellules le sont aussi et elles cessent de fonctionner correctement. Les taux d’insuline et de leptine augment dans l’organisme et donnent aux cellules l’ordre de se développer et de se reproduire de plus en plus. Chouette, plein de nouvelles cellules ! En fait, ce n’est pas aussi simple. Ce surcroît d’activité épuise les cellules qui ainsi occupées négligent leur fonction de nettoyeurs de l’organisme. Les déchets s’accumulent dans le corps, c’est ce qu’on appelle généralement les toxines. Cela fini par créer des dysfonctionnements, les cellules deviennent défectueuses, le renouvellement ne se faire plus correctement, un peu comme une machine qui s’enraye à la surchauffe. Les cellules usées ou abîmées doivent être éliminées par l’organisme, sinon elles forment des amas de cellules sénescentes. Ces amas de cellules défectueuses peuvent devenir à long terme des précurseurs de cancers
Les centrales énergétiques des cellules, que l’on nomme mitochondries, sont aussi endommagées. Le problème, c’est que leur fonction est de produire des antioxydants. Ce qui veut dire que notre corps sera de plus en plus sujet aux inflammations chroniques, aux oxydations cellulaires qui peuvent causer des cancers, des problèmes cardiovasculaires ou du diabète.
Pour faire simple, ce qui se passe dans notre corps quand nous le suralimentons s’apparente à un vieillissement cellulaire accéléré. Je ne parle pas de rides ou de peaux flasques là, mais bien des cellules qui constituent nos organes internes. Je vous parle bien de vieillissement organique prématuré celui-là même qui nous fait entrer dans les maladies neurodégénératives de plus en plus jeunes.

Pourquoi, le poids, ça compte ?!

Jeûne intermittentLes études* montrent que être en surpoids augmente notre risque de maladies cardiovasculaires, d’AVC, de diabète 2, de démence et de cancers (sein, intestin, thyroïde…).
On constate aussi que les personnes en surpoids souffrent plus d’arthrite, de stress, d’indigestion, de dépression, de troubles de la fertilité et du sommeil.
Il parait qu’un surpoids de 19 kg ou plus est aussi délétère pour la santé que de fumer et réduit l’espérance de vie de 7 ans en moyenne. 
Je tempère un peu mes propos : L’indice de masse corporelle (IMC) au dessus de la moyenne (à partir de 25) est à recouper avec le tour de taille. Le tour de taille d’une personne « saine » ne doit pas dépasser la moitié de sa hauteur. Par exemple : pour une personne qui mesure 169 cm et bien son tour de taille ne doit pas dépasser 169/2 = 84.5 cm. Un tour de taille supérieur serait le marqueur de accumulation importante de graisse abdominale qui manifeste un taux d’insuline trop important dans le corps et donc un risque accru pour la santé. Prenons par exemple une personne dont l’IMC est au-dessus de la « norme » (aux alentours de 26.5) et dont le tour de taille est inférieur à 80 cm. On peut déduire qu’elle n’a pas trop de graisses abdominales et donc que les risques de dégradations de sa santé sont moindres malgré son « surpoids ».  

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Que se passe-t-il quand je fais du « jeûne intermittent » ?!

jeûne intermittentLe seul fait de diminuer les prises alimentaires, les calories ingérées et d’amorcer une baisse de la surcharge pondérale permet aux cellules de se remettre au travail. Ce qui veut dire qu’elles peuvent se remettre à nettoyer l’organisme de ses déchets, à réparer les cellules malades ou abîmées. Elles peuvent de nouveau réduire les risques inflammatoires en relançant la production d’antioxydants. En effet, les mitochondries se renouvellent plus facilement et sont, du coup, plus efficaces. Une réduction des apports caloriques pendant 24h permet au corps d’augmenter l’élimination des toxines. C’est l’effet « détox » dont on parle tant ! Cela permet de réduire les risques de maladies !
C’est pour ça que, quand je fais mon programme On/Off (qui est une version du jeûne alterné), les gens que je croisent me disent toujours que j’ai bonne mine les jours Off. Je suis en détox douce et efficace, je suis en diminution caloriques sans me priver, sans me frustrer ni me carencer. Je fais le grand nettoyage 2 à 3 jours par semaine. Outre le fait que j’ai perdu pas loin de 20 kg, j’améliore mon capital santé. 

Ce jeûne intermittent (ou programme On/Off) présente l’avantage de vraiment réduire l’apport calorique ponctuellement. Ce qui n’est pas possible avec un régime classique au long cours sans tomber dans des carences pires que le surpoids. Or, il semblerait que plus la consommation calorique est faible (sur une courte durée), meilleure est la détox. Donc le fait de faire 2 ou 3 jours « Off » par semaine est vraiment salutaire pour notre organisme. Les études* montrent que cette alternance est bénéfique à la prévention des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Pour les personnes qui ne sont pas en surpoids, il peut être intéressant de pratiquer le jour Off de temps en temps pour booster le système immunitaire. 

J’ai crée un groupe de soutien au programme On/Off pour partager mon expertise et mon expérience, pour vous aider à retrouver la santé et la ligne sans sacrifier aux plaisirs de la table. 

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*Pour aller plus loin : cet article est directement inspiré du livre des Dr Harvie et Howel « 2 jours de détox, 5 jours de plaisir » éd Michel Lafon.
Les études de l’OMS à propos de l’IMC et de son inpact sur la santé :
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/fr/
Les études d’Organismes de Santé à propos du tour de taille :
http://www.diabete-abd.be/une-alimentation-saine/le-tour-de-taille-est-aussi-important-que-le-poids.aspx
https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/obesite

 

 

 

 

 

 

 

2 Réponses to “Jeûne intermittent ou programme On/Off, quels bénéfices pour la santé ?”

  1. Viviane 24 septembre 2017 @ 12 h 02 min #

    Bonjour Édith,

    A la lecture de cet article j’ai bondi et j’avais fait tout un commentaire en mettant l’accent sur la grosophobie y compris médicale.
    Ala relecture seule deux notions me font réagir :
    Tu parles de tendance qui mènerais à trouver le surpoids normal, je crois qu’il n’y pas de risque, vu la société de l’image dans laquelle on vit avec ses mannequins, présentatrices et actrices TV ulta mince, et la glorification moralisante de la minceur qu’on entends à longueur de journée. Mais si réellement les personnes en surpoids ou obèses ont le droit au respect, alors il est bien normal de s’insurger contre toutes ces formes de grossophobies médiatiques ou quotidiennes qu’elles soient brutales, paternalistes ou méprisantes.
    Quand à qualifier une personne de » saine », c’est oublier que le poids ne fait pas tout et qualifier en creux les autres de « malsaines ». J’aurais préférée le terme en bonne santé ou en santé comme disent joliment les Belges.

    Bonne continuation & merci de m’avoir lue
    ( je ne me formaliserait pas si mon commentaire n’est pas publié, je voulait juste réagir à ces deux notions. )
    V.

    • edithroussemarty 24 septembre 2017 @ 16 h 39 min #

      Bonjour Virginie. Merci pour ce commentaire ! Je suis absolument d’accord avec toi : la grossophobie est une horreur et rien ne peut la justifier. Ce n’est pas juste non plus de encenser l’extrême maigreur. Je crois que dans mon article, je fais la part des choses dans ce sens. Je dis bien que les personnes en surpoids sont aussi belles, intelligentes, légitimes… que les autres, et les maigres aussi. Mon propos, dans cet article, est juste d’alerter sur le fait que le surpoids (qui est souvent le fait de la malbouffe ou surbouffe) est la cause de bien des maladies de société et qu’il est important de prendre soin de soi pour vivre le plus longtemps possible en bonne santé. 🙂

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