Sel d'ail, le condiment qui en jette à faire soi même

Sel d’ail, le condiment qui en jette, à faire soi-même

11 Avr

sel d'ail Le sel d’ail est ma petite découverte (ou redécouverte) de ce printemps. Du sel épicé fait maison en deux temps trois mouvements, ça vaut le détour, quand en plus il vous facilite la vie au quotidien, il n’y a plus à hésiter !

Pour 1 pot de sel d’ail :


Préparation : 10 min – Cuisson : 25 min

  • 200 g de sel gris ( Guérande ou Noirmoutier)

  • 2 têtes d’ail bio (rose de Lautrec)

sel d'ailDans cet article, je fais la promo des produits locaux et artisanaux, une fois n’est pas coutume. C’est important, il me semble, de valoriser les producteurs régionaux de bons produits sains pour la santé. La mondialisation n’a pas que des effets positifs, avez-vous remarqué ? Alors pour moi, manger de l’ail produit près de chez moi, c’est important. L’ail rose de Lautrec, il est labellisé, il quelques fois bio (c’est mieux), il est rose, doux, bon pour la santé, il est unique en son genre. C’est mon préféré ! ♥
C’est pareil pour le sel. Consommer du sel qui n’a pas subit de transformation chimique et qui n’a pas fait trois fois le tour de la terre avant de finir dans mon assiette, je trouve ça important.
Pour la petite histoire, à une époque je « montais » régulièrement en Belgique pour prendre des cours d’Ayurvéda, massages, plantes, cuisine… j’ai appris beaucoup de choses au pays plat de Brel. J’y ai fait de belles rencontres aussi. Je logeais chez l’habitant(e) ce qui aide pour découvrir les us et coutumes locales et faire des connaissances. Donc, à cette époque, fière de la production locale d’ail rose et des bénéfices santé de celui-ci, j’en apportais systématiquement dans mes valises pour faire des offrandes aux autochtones. J’ai beaucoup logé à Bruxelles même. Vivre dans une grande ville, c’est exotique pour la petite provinciale que je suis. Admirer, par exemple, un vol de perruches dans le soleil levant bruxellois est un des grand émerveillements de ma vie. Je ne m’attendais vraiment à vivre cette expérience dans ce pays là ! C’est bien de rester ouvert aux surprises de la vie. Au rayon surprises, j’en ai eu une autre de taille ! Un soir que j’allais acheter 4 légumes à l’épicerie du coin ouverte 7 jours sur 7 et presque 24h sur 24h (autre curiosité)…  qu’elle ne fut pas ma surprise de voir, en belle position, des manouilles (tresses) d’ail rose de Lautrec arborant fièrement leur ruban rouge labellisé ! J’étais toute abasourdie de voir que la réputation de ma fierté régionale était arrivée jusque là sans mon aide. Et dire que je me promenais avec une bonne odeur d’ail sur les vêtements pour « rien ». La bonne blague ! 😀

sel d'ailL’ail est originaire d’Asie centrale. Il est maintenant cultivé dans toutes les régions du globe au climat tempéré, dans le sud-ouest de la France, par exemple. Il est connu depuis très longtemps pour ses vertus médicinales et alimentaires. Dans l’Odyssée, Hermès en offre un grain à Ulysse comme antidote aux charmes de Circé et lui évite ainsi de se changer en pourceau. On trouve trace de son utilisation dans des recueils Ayurvédiques datant de cinq mille ans. Dans la tombe de Toutankhamon, on en a retrouvé plusieurs bulbes. Il est connu depuis lors pour ses vertus anti-inflammatoires, antiparasites, mais aussi comme stimulant cardiaque et immunitaire. En Ayurvéda, il est recommandé pour stimuler la digestion, notamment en cas de métabolisme faible.  Aujourd’hui, il est préconisé dans le traitement de certains cancers et des maladies ORL. On le dit riche en sélénium, Vit. A, B et E. Bref, l’ail est un trésor, pour notre santé, simple et rustique. Son goût prononcé est adouci par la cuisson.
L’ail ne laisse personne indifférent : on l’aime ou on le déteste !

sel d'ail

Pour les amoureux, voici la recette !

Si vous êtes l’heureux possesseur d’un déshydrateur, coupez l’ail pelé en tranches et faites-le déshydrater. Une fois bien sec, mettez l’ail dans le bol d’un blendeur avec la moitié du sel et mixer finement le tout.
Mélangez ensuite avec le reste du sel et conservez le sel d’ail dans un pot en verre.
Si, comme moi, vous lorgnez vainement sur les déshydrateurs et que vous attendez le bon moment pour vous en acheter un, vous allez sécher l’ail à four très doux.
Pelez l’ail et jetez-le dans le blendeur avec la moitié du sel. Mixez. Vous obtenez une pâte que vous étalez le plus finement possible sur une plaque chemisée. Le séchage est le garant de la bonne conservation.
Faites cuire à 120°C, 25 min environ. Surveillez le sel d’ail qui doit devenir légèrement doré sans brûler pour autant.
Laissez refroidir et passez à nouveau dans le blendeur pour obtenir une poudre fine et légère qui aromatisera à merveille votre mayonnaise maison et les autres petits plats que vous aimez relever d’ail. C’est assez fin comme goût, dans la mayonnaise, il se révèle le lendemain de la préparation.
J’ai opté pour une version forte en ail. Je préfère que ce soit plus ailé que salé. A vous de voir !

sel d'ail
Mes astuces : Pour une version moins forte, ne mettez d’une tête d’ail. 
J’étale la pâte entre deux feuilles de papier cuisson, la couche est uniforme et le sel d’ail ne risque pas de brûler par endroits, alors que d’autres sont encore humides.
Faites avec de l’ail de printemps, il est beaucoup plus digeste. Il faut avoir la patience de l’attendre ou la gourmandise d’en refaire.

Pour en apprendre plus
sur vos besoins alimentaires

 

3 Réponses to “Sel d’ail, le condiment qui en jette, à faire soi-même”

  1. LINE 11 avril 2018 @ 11 h 21 min #

    génial, je vais essayer.
    merci Edith

    • edithroussemarty 11 avril 2018 @ 12 h 06 min #

      Avec plaisir Line ! Tu nous diras… 🙂

  2. touria 2 août 2018 @ 9 h 08 min #

    bonne idée à tester, moi ce que je fais d’habitude faire sécher l’ail et le moudre mais je vais essayer votre idée à vous. bisous et merci

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